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la noue, montreuil et bagnolet · façades, mosaïques, reliefsaoût 2026

transmettre / éducation à l’image

éducation à l’image et aux médias

fabriquer ses images pour apprendre à lire celles des autres

Chez mOst, l’éducation à l’image passe par la pratique. Dans les ateliers Point de vue, les documentaires participatifs et les résidences, des enfants, des jeunes et des adultes des territoires populaires photographient, filment, enregistrent et écrivent leur quartier. En fabriquant leurs propres images, ils et elles apprennent à lire celles des autres.

Ces quartiers sont souvent racontés de l’extérieur, par des images qui les réduisent. Nos ateliers ne cherchent pas à « donner la parole » : ils créent les conditions pour que les participant·es choisissent leurs sujets, leurs cadrages, leurs légendes et la manière dont leurs récits seront montrés.

« la calle más chingona de jalisco », ciudad guzmán, 2023
« la calle más chingona de jalisco », ciudad guzmán, 2023

apprendre à voir en fabriquant

Tenir un appareil photo, une caméra ou un micro oblige à faire des choix. Que montre-t-on ? Que laisse-t-on hors champ ? Qu’est-ce qu’une légende change à la lecture d’une photographie ? Comment un montage oriente-t-il un récit ? Dans nos ateliers photo, vidéo et son, ces questions naissent du geste lui-même, avant d’être discutées en groupe.

Les séances alternent prises de vue, visionnages collectifs et choix. Les participant·es trient leurs images, en écartent, en gardent, les titrent. C’est là que se construit la lecture critique des images : en comprenant de l’intérieur qu’une image est toujours fabriquée, située, choisie.

une enquête sur son propre territoire

Nos ateliers d’éducation à l’image partent d’un lieu réel : le quartier, la cité, la dalle, le collège. On marche, on dessine une carte sensible, on interroge les voisin·es en micro-trottoir, on recueille les souvenirs des plus ancien·nes. Photographie, vidéo, son, écriture et cartographie se répondent autour d’une même question.

Cette enquête fait des participant·es des auteur·rices plutôt que des sujets. Ils et elles produisent sur leur territoire un regard qui n’existe nulle part ailleurs, et le confrontent aux images que d’autres en donnent.

éducation aux médias et à l’information : contextualiser, distinguer, vérifier

L’éducation aux médias et à l’information (EMI) prolonge ce travail. Réaliser un documentaire participatif ou un micro-trottoir, c’est apprendre à poser une question, à distinguer un témoignage d’une opinion ou d’une information, à citer une parole sans la trahir, à vérifier un fait avant de le publier.

Quand un parcours se construit avec un établissement scolaire ou une structure jeunesse, nous définissons ensemble ces objectifs : identifier la source et le contexte d’une image, comparer la manière dont un quartier est montré dans les médias et la manière dont ses habitant·es le montrent, discuter de ce qui peut être diffusé. Ils sont traduits en séances, en temps de discussion et en traces, pour que l’on puisse voir ce qui a été travaillé.

les droits font partie de la création

Photographier quelqu’un ou enregistrer sa voix engage une responsabilité. Le droit de ne pas apparaître, la manière de créditer, le contexte d’une citation et les limites de diffusion sont discutés avec le groupe, au moment où les images se fabriquent.

La restitution publique (exposition dans l’espace public, projection, site) permet de travailler ces questions en situation réelle : ce que l’on montre au quartier, ce que l’on garde pour soi, ce qui circule plus loin.

construire un parcours d’éducation à l’image avec mOst

Un parcours se construit avec les équipes éducatives, les collèges, les centres sociaux, les maisons de quartier, les structures jeunesse et les lieux culturels. Les objectifs, les âges, les médiums, la durée, les rôles de chacun·e et la forme de la restitution sont définis selon la situation.

Il peut prendre la forme d’un Point de vue de quelques semaines, d’un atelier vidéo pendant l’été ou d’un projet sur toute une année scolaire. Il se termine par une restitution publique, et l’évaluation cherche à rendre visibles les apprentissages et les choix, pas seulement à compter les productions.

trois parcours d’éducation à l’image, sur le terrain

la cité des bulles

À Argenteuil, en 2022, une vingtaine d’enfants de 8 à 13 ans du Colporteur et des jeunes de 15 à 18 ans accompagnés par le Valdocco ont arpenté la Cité Champagne pendant deux mois : cartes sensibles, photographie argentique, micro-trottoirs, vidéo. Ils et elles ont ensuite composé l’exposition, montée en grand format à trois endroits du quartier, puis un site et un film.

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la calle más chingona de jalisco

À Ciudad Guzmán, dans l’État de Jalisco au Mexique, en 2023, avec Cultura Zapotlán, les enfants et les jeunes de Cruz Blanca ont cartographié leur quartier, photographié, interviewé leurs voisin·es et filmé, au fil d’une dizaine d’ateliers. Ils et elles ont choisi le titre du film et de l’exposition, et écrit pourquoi : « Nous voulions montrer aux gens ce qu’il y a dans le quartier, et que nous sommes de bons jeunes. » Les affiches ont été collées sur les façades, là où les photos avaient été prises.

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les visages du petit nanterre

À Nanterre, pendant un mois de l’été 2023, avec Zy’Va, les enfants du Petit Nanterre ont pris casques, micros et caméras pour un atelier de portraits documentaires : arrêter les passant·es, poser leurs questions, monter les réponses. Cet été-là, Nanterre était au cœur de l’actualité après la mort de Nahel. Leur film fait entendre le quartier avec ses propres mots, jusqu’à l’histoire des bidonvilles, et s’ouvre sur ce carton : « Ce film a été réalisé par les enfants du quartier du Petit Nanterre ».

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